Les déchets

Vous pouvez aider très efficacement la Planète :

  • en réduisant votre production de déchets

  • en réduisant votre consommation d’emballages

Réduisez VOS déchets

  • Avant d’acheter,pensez déjà que vous achetez non seulement le contenu, mais aussi son emballage, et tous les problèmes que l’élimination de cet emballage vous posera rapidement, ainsi que tous les problèmes que l’élimination des déchets issus du contenu lui-même, quel qu’il soit, vous posera un jour. Pour l’instant, personne ne vous contestera la liberté totale d’en faire absolument à votre guise, mais moralement, en achetant, vous prenez également l’entière responsabilité de tous les déchets que tôt ou tard vous occasionnerez suite à votre achat…
    Chaque Français produit en moyenne 500 kilogrammes de déchets par an, mais vous pouvez agir efficacement pour que cette moyenne chute considérablement : dorénavant, avant d’acheter, imaginez à l’avance comment vous allez vous y prendre pour pré-cycler, recycler et post-cycler.
  • Achetez en priorité des articles portant un éco-label officiel. Et notamment, l’éco-label européen (il ressemble à une fleur dont la tige et les feuilles vertes se terminent par 12 étoiles bleues disposées en cercle, autour d’un E européen, vert lui aussi), la marque NF Environnement (écrite sous une planète stylisée en bleu et portant une feuille de vigne, colorée en vert), le label FSC (les initiales du Forest Stewardship Council sont écrites sous un arbre feuillu stylisé, le tout en vert foncé) et le label AB (la mention «Agriculture Biologique» est écrite sous les lettres AB stylisées en blanc sur fond vert, avec un papillon posé sur le B).
    • D’une façon générale, pour gérer plus efficacement vos déchets futurs.
    achetez de préférence des produits et des matériaux renouvelables et recyclables, et mieux encore, achetez de préférence des produits issus de produits recyclés.

Toutefois, ne confondez pas recyclable et recyclé : la différence entre recyclable et recyclé est la même qu’entre réalisable (un futur éventuel) et réalisé (une réalité). Ainsi, malgré ce que voudraient nous laisser penser quelques industriels, certains appareils et objets fabriqués à partir de matières effectivement recyclables (et ils l’affichent alors souvent de façon très visible), ne sont dans la réalité jamais recyclés, soit parce que la filière de recyclage ou le système de collecte n’existe pas, soit parce qu’il est techniquement ou économiquement irréalisable de procéder à leur recyclage. C’est le cas de certains sacs en plastique théoriquement recyclables, mais dans les faits jamais recyclés, car il faudrait tous les trier un par un et de façon très sévère pour qu’aucun reste de légume (fane de carotte, morceau de feuille de salade), aliments divers (débris ou morceaux de pain), bout de métal (trombone, agrafe), et aucun sac de couleur noire, etc., ne figure dans le tas à recycler…

  • Achetez de préférence des produits ayant la plus grande durée de vie possible : par exemple le mobilier qui connaît très peu d’améliorations techniques au fil des années (contrairement aux lave-linge qui consomment moins d’eau, font moins de bruit, etc.). Il est donc préférable d’acheter des biens qui durent longtemps et peuvent être éventuellement revendus, donnés ou échangés, plutôt que jetés.
  • Donnez une seconde vie à vos médicaments périmés ou en trop : ne les jetez pas à la poubelle, ne les jetez pas dans les égouts ou dans les toilettes, mais confiez- les à votre pharmacien ; comme tous ses confrères il participe à un programme de récupération et de recyclage (les pharmaciens participent tous à l’opération Cyclamed), et il reprendra volontiers vos médicaments, même usagés en partie ou périmés (et si possible, avec leur emballage).
  • Un dernier mot à propos des déchets:

s’il vous plaît, ne jetez absolument rien au cours de vos balades en forêt, en mer ou en montagne ! Par exemple, un mégot de cigarette met en moyenne 2 ans à se dégrader, un chewing-gum 5 ans, une canette en aluminium 100 ans et un sac en plastique jusqu’à 500 ans. En montagne, vous pouvez même souvent multiplier ces durées par 2 ou 3 car le froid « conserve » ces déchets…

Réduisez votre consommation d’emballages

Achetez en priorité des articles dont à la fois l’emballage et le contenu auront l’impact le plus faible possible sur l’avenir de la Planète. Et par exemple, recherchez l’emballage minimal (voire aucun emballage du tout !), biodégradable (papier, carton, etc.), facilement recyclable (verre, métal, aluminium, etc.) ou fabriqué à partir de matériaux déjà recyclés. Rappelez-vous qu’en France, la seule part des déchets d’emballages représente 50 % en volume et 30 % en poids de toutes les montagnes de déchets ménagers que chaque Français produit chaque année : il est vraiment temps de changer certaines de nos habitudes de consommation…

  • Achetez de préférence dans les plus grands conditionnements possibles :

vous consommerez moins d’emballages. Par exemple, par 2 kilos plutôt que par sachets de 500 grammes, par 2,5 litres plutôt que par 1 litre, etc.

Et bien sûr, évitez les mono-doses et autres astuces comme les emballages à l’unité la plupart du temps totalement superflus et très souvent vendus à prix d’or.

  • Favorisez les emballages les plus astucieux et les plus simplifiés, et surtout fuyez les emballages excessifs.
  • Achetez de préférence des produits concentrés : vous consommerez beaucoup moins d’emballages.
  • Achetez de préférence en vrac ou à la découpe : vous amenez le contenant (sac, cabas, cagettes pliables, etc.), et vous ferez donc en sorte qu’aucun emballage (souvent à usage unique) ne soit gaspillé.
  • Buvez de l’eau du robinet : c’est une excellente façon d’économiser la production de très nombreuses bouteilles en plastique chaque année (et pour des années et des années!) puis le traitement des déchets engendrés par ces montagnes de bouteilles en plastique.

Car sauf (cas exceptionnel) avis contraire de la Direction départementale de l’Action sanitaire et sociale, l’eau du robinet est rigoureusement potable, et outre des économies financières parfois rondelettes en fin d’année (faites votre calcul personnel : le résultat sur une année complète est souvent étonnant…), boire de l’eau du robinet permet également de limiter le commerce et la consommation de bouteilles en plastique. L’eau en bouteilles est lourde à transporter et sa distribution sur tout le territoire jusqu’à chez vous entraîne de considérables dépenses d’énergie (camion, voiture, etc.), donc souvent de pétrole, et l’effet de cette consommation d’énergies fossiles (donc la production de gaz à effet de serre) a une incidence évidente sur le réchauffement climatique…

Enfin, il faut également compter avec la production de ces bouteilles en plastique puis les problèmes de tri et donc de recyclage de ces bouteilles une fois vidées : seules 40 % de ces bouteilles seraient effectivement recyclées. En revanche, l’eau du robinet vous arrive sans aucun emballage, elle est moins chère et tout aussi bonne que la plupart des eaux mises en bouteilles à grands frais…

Une astuce : si vous trouvez que votre eau du robinet a un goût de chlore, utilisez des filtres ad hoc sur votre robinet (très bon marché et faciles à installer, ils se font vite oublier : pensez seulement à les vérifier régulièrement), ou bien faites-la décanter dans une carafe : le chlore s’évapore rapidement au contact de l’air.